Certains vignerons sont attachés à un travail de mémoire autour de notre histoire viticole qui remonte à l’époque romaine : les vins archéologiques en sont le témoignage vivant à Autrement vin. Les oubliés regroupent des méthodes ancestrales, des cépages autochtones rares, des cépages interdits, des vins issus de vignes franc de pied… Et si 10 000 cépages existent, seulement 1% sont cultivés. Pourquoi ?
Le phylloxéra : Ce puceron mangeur de racines venu des États-Unis décime en 1870 la quasi-totalité du vignoble français. La parade trouvée pour replanter le vignoble a été le greffage de cépages européens (la partie supérieure de la plante) sur des porte-greffes américains (la partie racinaire de la plante) naturellement résistants au phylloxéra. De nombreux cépages tombent dans l’oubli… quelques vignes franc de pieds (non greffées) subsistent encore.
Les cépages internationaux : La mondialisation, c’est-à-dire l’exportation des vins dans de nombreux pays, exige des références de goût facile à identifier (Chardonnay, Sauvignon, Merlot, Syrah,..). De nombreux cépages autochtones sont restés confidentiels, réservés à des amateurs locaux ou très pointus : le Fer-servadou , le Lledoner pelut, le Bourboulenc, le Sauvignon gris,...
Textes de l’Expo-Dégustation des Vins Atypiques