La viticulture biologique fonctionne avec un maximum de produits naturels, sans désherbant chimique, sans pesticide ou fongicide de synthèse. Les principes de protection comprennent notamment la lutte biologique (antagonismes entre insectes prédateurs) mais aussi l’utilisation du soufre fleur et des sels de cuivre. La conversion d’un vignoble en agriculture biologique prend trois années, avant de bénéficier du logo AB.
Les chartes privées : Au-delà de la règlementation européenne, les vignerons ont institué depuis plusieurs années des cahiers des charges pour affirmer leur éthique. Ces marques sont toute d’ordre privé et la propriété de Fédérations ou d’Associations. En France, vous trouverez différents cahiers des charges avec des logos reconnaissables : la charte Vin Bio FNIVAB, la charte viticulture raisonnée Terra Vitis, la charte Nature et Progrès ou pour la bio-dynamie, les chartes Demeter et Biodyvin.
Le travail du vigneron est capital, et non sans difficultés, pour protéger sa vigne dans une approche raisonnée (ne traiter que lorsque c’est nécessaire, privilégier le préventif). La bonne nouvelle, c’est que de nombreux vignerons ont cette approche, même sans label.
La bio-dynamie : L’agriculture bio-dynamique se base sur une compréhension globale du vivant et du planétaire enseignée par Rudolf Steiner (1861-1925). Les traitements sont à base de « préparats » issues de matières végétales, animales ou minérales selon des modes de préparations spécifiques et parfois similaires à l’homéopathie. Dès lors, les moments de travaux du sol, les moments d’application de ces « prépararats », les moments de récolte, puis les travaux sur les vins ou la dégustation ne sont pas laissés au hasard mais sont fonction du positionnement entre planètes et constellations. Le 19 novembre 2009 est un jour « fruit » particulièrement favorable à la dégustation.
Les vins naturels : Les vins naturels n’ont pas de label officiel et correspondent à une communauté de vignerons qui partagent certaines valeurs comme l’absence totale d’intrant œnologique lors de la vinification, notamment de dioxyde de soufre (les sulfites).
Les vins Bio : Jusqu’à ce jour, c’est le raisin qui est biologique et non le vin. Mais le langage populaire utilise le terme vin Bio come pain Bio ou légumes Bio sans s’embarrasser des arcanes de la législation qui n’autorise que la définition de « Vins issus de l’agriculture biologique ». La commission européenne a décidé de remédier à ce manque. Un règlement sur la vinification biologique est en cours d’élaboration, avec un nouveau label « Vin biologique » prévu pour juillet 2010.
Textes de l’Expo-Dégustation des Vins Atypiques